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Les aventures de Lenny l'Agneau

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Depuis sa naissance, Lenny connaissait la chaleur de la bergerie et le vert des prairies voisines. Lenny adorait les découvertes, il adorait aller dans de nouveaux prés. C’était un agneau de lait très curieux et dégourdi. Au fil des jours, un désir d’aventure grandissait en lui ; il se demandait quand et surtout comment il pourrait explorer ce monde.

Ce soir-là, un soleil couchant berçait les Pyrénées.
Assis au sommet du pré, Lenny observait les montagnes en se posant des tonnes de questions :
Quels animaux vivent là-bas ? Quelles fleurs y poussent ? Quelle taille font ces rochers là-bas ? Sont-ils petits et proches ou grands et lointains ?
Chaque vallée semblait renfermer un mystère. Chaque plateau pouvait être le lieu d’une aventure. Chaque col pouvait cacher un nouveau monde.


“Impossible d'avoir des réponses sans y aller… Je dois aller voir par moi-même” songea-t-il.


Wouf. WOUF. L'aboiement le sortit de ses pensées.
D’une voix grave et profonde, Peio le patou l'interpella :

- Lenny, que fais-tu là, aussi loin du troupeau ?
- Je… je regarde la montagne.

- Wouf, tu devrais rentrer, on ne sait pas quelle bête dangereuse rôde.

Peio le patou était né et avait grandi dans la bergerie. Il s’était pris d’affection pour tout le troupeau qu’il considérait comme sa famille. À la différence des autres chiens, il préférait les brebis aux hommes.
Il n’avait pas toujours bon caractère mais il avait bon cœur. Si vous faisiez partie du troupeau, il était votre allié.
Par contre, si vous étiez un humain de passage, il valait mieux garder ses distances.
En effet, les patous sont mignons mais mieux vaut ne pas s’en approcher !


- Je suis juste allé en haut pour mieux voir les montagnes, argumenta Lenny.
- Tu ne devrais pas t’éloigner, tu n’es qu’un petit agneau…
Peio servait, de nouveau, son discours sur la sécurité et les dangers du monde, ce qui agaçait le pauvre Lenny… À croire que des loups se cachaient derrière chaque brin d’herbe.
- Je peux me débrouiller, je suis plus fort que tu ne le crois ! rétorqua fièrement Lenny. Après tout, comment pourrait-il espérer explorer les montagnes s'il ne pouvait même pas se rendre au bout du pré !
- Ça suffit maintenant Lenny !! Va auprès de ta mère, elle s’inquiète ! se fâcha Peio.
Le soleil se couchant, Lenny rentra.
L’agneau de lait était déterminé : 
“Je vais leur montrer que je peux me débrouiller tout seul. Ce soir, ils verront bien ! ”

Que va faire Lenny ? Va-t-il quitter bergerie et famille pour partir seul, sans la protection de Peio ? Pour découvrir la suite de ses aventures, rendez-vous le mois prochain !

Le plan était simple : partir la nuit et revenir le matin. À leur réveil, le troupeau et Peio seraient bien obligés d’admettre que Lenny savait très bien se débrouiller.

Cette nuit-là, Lenny s’employa à ne pas s’endormir. Alors que tout le monde ronflait dans la bergerie, il attrapa son sac à dos, et y enfourna son doudou et sa tétine : le nécessaire pour l’aventure qui l’attendait.

En quelques enjambées, il franchit les barrières de la bergerie. Le monde s'offrait à lui.

Illustration Lenny

Il traversa des prés, des champs, des routes où des engins passaient à toute allure. Bientôt il rejoignait le bois avoisinant. Fatigué par cette longue marche, Lenny se lova sous un arbre et ferma les yeux. “ Quelques minutes de repos avant de rentrer. ” se dit-il.

Illustration Lenny

Le soleil finit par le réveiller. C'était un matin frais et humide. Le parfum de l’humus emplissait ses nasaux. Sa laine était couverte de rosée. Il tremblait.

Lenny aurait aimé être auprès de sa mère Linette et de sa sœur Lilly. Depuis des mois déjà il n’avait pas passé une nuit sans elles. Il n'avait pas réalisé combien ils se tenaient chaud, ensemble, dans le troupeau.

Les brebis avaient dû se réveiller. Elles devaient être affolées de ne plus le voir. Quid de Peio le patou et du berger ? Lenny avait trop dormi !

“ Très bien, rentrons vite ! ” se dit-il.

“ C’est par là ! ou par là ? ou…” De jour tout semblait différent, Lenny ne s’y retrouvait plus.

Il avança finalement, en espérant avoir pris le bon chemin.

 

Lenny a-t-il pris le bon chemin pour rentrer à la bergerie ? Va-t-il croiser de dangereux animaux ? Pour découvrir la suite de ses aventures, rendez-vous le mois prochain !

Le bois nen finissait pas. Tournait-il en rond ?

En route, il croisa une drôle de bestiole. Sa « fourrure » était rigide, toute hérissée de pointes. Le petit animal ne lavait pas encore remarqué, trop occupé à déguster une grosse limace bien baveuse.


« Lenny c
est ta chance » pensa-t-il :
- Hum hum… excusez-moi je…
- Hein CHoi ? Aux CHabris ! s’écria la bête, la bouche pleine.


En un éclair, lanimal se plia en une grosse boule pleine d'épines.
Lenny lui avait manifestement fait peur…

                                     

- Vous ne craignez rien, je suis doux… comme un agneau. En fait, je suis un agneau. Lenny lagneau. Et vous, vous êtes ?
La bête rassurée, répondit :
- Un hérisson, Gaston le hérisson. Gaston sortit sa truffe et jeta un œil sur Lenny. Ça ne va pas de faire des frayeurs pareilles ?
- Oh désolé monsieur Gaston, je ne voulais pas, mais voyez-vous j
ai besoin, jai besoin… Lenny s'arrêta. Pourquoi vous navez pas de fourrure ou de laine ?
- De laine ? De LAAAAINE ? Hahaha !
Gaston se roula en boule de rire. Elle est bien bonne celle-là. Si jen avais, je ne serais donc plus un hérisson mais un Lainisson”. Et toi, pourquoi as-tu de la laine sur le dos ? torqua Gaston.
- Bêh pour me tenir chaud, et pour faire des câlins à ceux que j
aime.
- Des câlins ? C
est quoi ça ? s’étonna Gaston
- Heu comment dire ? C
est quand on se colle les uns aux autres parce qu'on saime. Lenny pensa à sa mère.
- Quelle drôle didée… songea Gaston. Chez les hérissons, on aime les relations plus… piquantes.
- Piquantes ?
- OUI, PI - QUANTES ! VOUS les moutons, vous manquez de PIQUANT.
- Je sais être piquant,
rétorqua Lenny, qui naimait pas quon lui dise qu'il manquait de quoi que ce soit. Surtout de piquant ! Bien quil n’était pas sûr de ce que cela voulait dire dans ce contexte. Je vais te montrer moi, que je ne manque pas de piquant !


Lenny marcha jusquau châtaignier le plus proche, avant de se rouler sur le sol parsemé de bogues de châtaigne. Elles saccrochèrent à la laine de lagneau qui revint vers Gaston, tout hérissé de pointes vertes.